La Voix céleste - Interview avec Sylvie BARRAIN

Mis à jour : juil. 3


© Photo : Sylvie Barrain


Chers amis lecteurs une voix aérienne se pose aujourd’hui à nos côtés. J’aime à dire et à écrire qu’elle est l’une des gardiennes des temples célestes sacrés. Elle est la voix de ses Guides qui chaque jour nous livrent des messages enchantés et qui nous font tellement avancer. Faiseuse de passerelles qu’elle tisse du fil d’Ariane, elle s’assure que l’équilibre des mondes d’en haut et des mondes d’en bas se maintiennent. Aux perchoirs des oiseaux de mauvais augures, elle préfère jongler de lunes pleines et nouvelles pour éclairer notre chemin. Enfin, l’authenticité et les mots justes qui claquent parfois, drôles souvent, résonnent de vérité et de générosité comme des cadeaux protecteurs. Il y a si longtemps que je souhaitais vous la présenter, prenons place sans plus tarder aux cotés de notre invitée.


Virginie Servaes : Chère Sylvie BARRAIN bonjour et bienvenue. Quelle joie de vous accueillir sur le Blog de La Voix du Coaching.


Sylvie BARRAIN : Bonjour et merci je suis ravie d’être là, c’est un grand honneur pour moi.


V : Une toute première question incontournable du blog de la Voix du Coaching, Sylvie, en cette période particulière de sortie du 3ème confinement et où les masques tombent à l’extérieur, que nous dit votre voix de vous ?


S : Particulièrement en ce moment, elle va dire un peu de tristesse puisque je viens de perdre ma maman et cela fera deux mois demain (18 juin). Ma voix dit aussi mon apaisement, une espèce d’alignement entre les pages qui sont en train de se tourner et les nouvelles qui s'écrivent. Elle dit aussi ma joie de reprendre une vie encore plus dans la matière. Elle accompagne aussi une hyperactivité car mes projets sont nombreux en ce moment. Elle dit tout ça, les jours où elle va dire la joie, le partage, les projets et puis les jours où elle exprime toute la tristesse de la perte d’un être cher quand il quitte notre monde, car même si on sait que l’on n’est pas séparé, là à ce moment précis, elle n’est plus là. C’est la douleur de la séparation et ce n'est pas si simple.


V : Merci de cette confidence et effectivement cette étape de vie traversée est tellement particulière et propre à chacun. Toute notre affection Sylvie. Permettez-moi cette transition, comment intitulez-vous votre activité ?


S : C’est intéressant cette question, parce que moi-même qui n’aime pas que l’on colle des étiquettes sur les gens, je dois chercher la mienne. Je vais oser dire : « Guide Spirituel ». Pas au sens « Gourou », je n’assène pas une vérité. Mon rôle est de montrer un chemin de spiritualité intégré dans la matière, dans une vie dans la matière. Je suis Guide au sens littéral « celui qui va en premier ». Ce qui veut dire que tout ce que vous vivez, traversez et bien moi aussi, je le vis dans la matière. Par exemple ce partage que je vous livre en ce moment, avec cette étape du deuil dans ma vie personnelle. À ce propos, on me dit souvent « tu dois moins souffrir que les autres parce que tu sais qu’il y a un monde de l’autre côté ».

Et bien je réponds que non ! Parce que la spiritualité n’a jamais servi à rendre heureux et ou à balayer comme par magie la moindre douleur, mais à donner du sens sur le chemin où nous nous trouvons précisément. J’aime dire, à mon petit niveau, que je suis une lumière - un guide présente pour éclairer, montrer deux trois pistes possibles et comme je le répète inlassablement « Ne me croyez jamais sur parole, mais expérimentez ».


V : Je confirme, vous n’êtes pas « gourou » ! Votre parcours est atypique et incroyable, vous avez eu plein d’autres vies professionnelles ! Qui êtes-vous Sylvie au commencement, avant d’en arriver à "guide spirituel"?


S : Au départ, j'ai une vie absolument classique. Une famille aimante, un papa une maman, un frère et une sœur. J’ai fait des études supérieures. Cela m’a amené à entrer dans le monde de la distribution spécialisé dans la mode et le textile. J'ai mené toute une carrière pendant plus de 20 ans, de directrice de magasin à directrice des ventes. J'étais très ancrée dans la matière à l'époque et je visais de devenir un jour directrice générale d’une grosse boîte de textile. En parallèle, j'ai aussi créé une boutique pour moi.


V : Qu'est-ce qui fait qu’à un moment donné vous preniez une nouvelle orientation quasi à 360° ?


S : Cela va vous paraître drôle mais dans ma vie beaucoup de changements, de déclics sont arrivés lors d'évènements importants et notamment suite à des décès de proches.

Le décès de ma grand-mère en 2001 me fait entrer dans ce monde de la distribution et où ma carrière décolle. En 2013, je perds mon père. Cela ne se passe pas très bien dans l’entreprise où je suis et je décide de partir. Et comme tout au long de ma vie, j'ai fait du développement personnel, j'ai travaillé sur moi et j'ai fait des études de psychologie, courant Jung, j’ai le désir de revenir à mes anciens amours : être thérapeute. Je m’enrichis de formations complémentaires comme l’hypnose et plein d’autres choses et j'ouvre mon cabinet.

Tout rebascule en 2018. Pourtant mon cabinet de consultations marche bien, mais je sens qu’il y a un truc qui me pousse vers autre chose. Puis il se trouve un jour où je passe un moment avec ma fille, qui me pose une question géniale, voire fondamentale et je l’en remercierai toujours : « Si tu osais tout faire aujourd’hui, qu’est-ce que tu oserais maman ? ». Et je lui donne cette réponse presqu’hallucinante : « je créerais une chaîne Youtube et je tirerais des cartes ! ».

© Photo : Sylvie Barrain


V : Pourquoi hallucinante ?


S : Dans mon monde j’étais thérapeute et ce n’était pas envisageable. Mais ma fille m’a dit « Banco », alors, je me suis autorisée à créer ma chaîne Youtube et à partir de là, les portes se sont ouvertes. Toute cette médiumnité, cette capacité à parler avec le monde de l’invisible, qui est si naturel pour moi pouvait enfin s’exprimer. Comme si mes « Guides » disaient "ça y est on peut enfin lui parler, elle a accepté de retransmettre nos messages" (rires). Tout est venu à moi, je n’ai rien décidé.

Ce que je remarque c'est que mes changements font suite a une impulsion et si elle est juste pour moi je la suis et je me laisse porter. Et à l'inverse quand c’est fini, je me dis qu'il faut savoir tourner la page même si c’est moins simple. Puis de nouveau avoir la capacité de poser une intention, de passer à l’action, même si j’ai des peurs. C'est un cycle propulsé par notre mouvement, notre mise en route. Je dis souvent : « Si vous restez assis sur votre canapé, Dieu ne va pas venir vous chercher » ! (rires).


V : Ah vos excellentes et si véridiques petites phrases Sylvie ! Y a-t-il eu des signes avant-coureur, plus jeune par exemple, sur le fait de recevoir des messages d'ailleurs ou autres ?


S : Bien sûr. Et d'ailleurs, il y a eu plein de choix professionnels que j’ai fait, quand j’étais dans le commerce, qui étaient des choix totalement guidés, intuitifs et qui ont fait que je réussisse. De toute façon à chaque fois que j’écoute mon intuition ou que j’ose dire ma connexion à Dieu, ça ne peut que marcher. Et quand cela coince, c’est parce que soit, je ne l’écoute pas totalement, soit je me remets dans mes peurs, je me « désaligne ». Dès que je suis alignée et que je dis un grand "OUI" à la vie, ça marche.


Donc je me suis beaucoup servi de ça au début dans mon travail, mais de façon caché. Car dans le monde de l’entreprise on n’arrive pas le matin en disant à ses équipes : « bon, mes guides m’ont parlé, donc en stratégie marketing on va faire ça … ». Cela n’existait pas. Alors que maintenant je m’en sers tous les jours dans mon entreprise. (Rires)


V : Et c’était naturel pour vous la présence de vos Guides ?


S : Vous savez à l’époque le monde de l’ésotérisme était très très mal vu. Et moi, j’en avais peur aussi. Alors la première fois que j’ai eu une apparition de Jésus Sananda, je n’ai pas rigolé. J’ai eu peur et j’avais l’impression de devenir folle. J’ai été élevé dans la religion catholique et petite j’adorais aller à l’église parce que je parlais à Jésus. J’étais avec lui. Et aujourd’hui je me rends compte que c’est un de mes plus fidèles compagnon (rires). Donc totalement naturel maintenant.



V : Au moment de votre lancement en 2018, êtes-vous toujours en poste ?


S : J’étais à mon compte et je travaillais toujours dans mon cabinet d’hypnothérapeute. J’accompagnais les dirigeants d’entreprises pour les aider à s’aligner dans leur business, mais je m’ennuyais. J’aime m’amuser, comme en ce moment, ce que je vis avec tous mes projets me plait, m’amuse. Et quand ce que l’on fait nous amuse tout ce qui en découle marche.

Et en parallèle la chaine YouTube se créé et à ce moment-là, je ne pense absolument pas à en vivre, c’est un loisir. Et quand je tire les cartes pour la première fois, c’est pitoyable ! (rires) J’ai peur, ma voix n’est pas posée, je ne sais pas … Je lis le livret des cartes que je tire (à ne pas faire) …Et au bout de 3 vidéos, j’ose enfin dire ce que je ressens sans le support du livret ou peu. Puis après les personnes me sollicitent pour des consultations, au début je dis non, je ne suis pas voyante, puis finalement il suffit d'en commencer un..


V : Et presque trois ans plus tard, avoir faire ce pas de rendre visible votre monde « caché » et récolter une notoriété, ce n’est pas rien ?


S : Ah non clairement ! Mais on ne le sait pas au début. En septembre 2018 quand nous lançons la chaîne YouTube, nous avons 50 abonnés. J’étais loin d’imaginer que j’en serais là aujourd’hui avec plus de 27200 abonnés. Et heureusement que l’on ne sait pas tout, car je ne l’aurais peut-être jamais fait. La première fois que je me suis rendue compte que j’avais de la notoriété, c’est lorsque l’on m’a reconnu dans la rue.


V : Comment vivez-vous cela ?


S : De la notoriété, je retiens surtout que nous avons une responsabilité dans ce que l’on dit. Je crois qu’à partir du moment où l’on veut être visible, où les gens nous écoutent, nous font confiance, on doit être extrêmement précis sur que l’on dit. Bien sûr, l’autre a la responsabilité de recevoir, mais nous, on ne peut dire n’importe quoi, n’importe comment. Par exemple, moi il y a des sujets sur lesquels je ne me prononce pas, parce que c’est trop impactant. Je ne donne pas d’avis médicaux, je ne suis pas médecin. Et puis c’est tellement facile de manipuler les foules, on voit ça malheureusement souvent.

Ce pourquoi je le rappelle, je dis toujours aux gens : « Ne me croyez pas sur parole, expérimentez ».

De plus, je ne dirais jamais vient m’acheter des trucs parce qu’il n’y a que moi qui sait ou qui est bien !!!

Chacun est libre. La liberté est une de mes valeurs fondamentales que je défends et qui me coûte cher parfois dans mes expériences de vie. Alors oui, quand on est connu et que l’on a du pouvoir il faut savoir l’utiliser en conscience. Nous ne sommes pas les sauveurs (pouvoir sur l’autre) et en face les sauvés (déresponsabilisés). Alors que dans le monde de demain, nous sommes invités à être conscients, responsables et assumer nos choix de vie, que ce soit dans la matière ou dans sa relation à Dieu ou à l’univers. On ne peut pas se dédouaner de cela. Nous n’avons pas à dire à l’autre ce qu’il doit faire ou pas. J’ai déjà du mal pour moi, alors imaginez si en plus je dois le faire pour les autres. 😊


V : Depuis que je vous suis, effectivement à chaque guidance vous nous responsabilisez ! J’avoue que parfois ça ne me plaît pas d’entendre la petite phrase « il faut faire votre part du job » car j’aimerais tellement que ça se résolve tout seul !


S : Mais moi aussi ça m’agace personnellement quand je communique avec Dieu et qu’il me dit « fais ta part » je râle. Je lui dit « t’exagère » ! Moi aussi j’aimerais bien restée assise sur mon canapé et que ça tombe tout seul ! Mais la pensée magique n’existe pas. En revanche, il y a des trucs qui marchent comme les rituels, etc… Mais il faut les faire. Il y a des personnes qui me disent : « je t’ai acheté le rituel il ne marche pas … » je demande « tu l’as fait ? » et elle répond « non … » ! Que voulez-vous que je dise. (sourire). Nous aurons toujours nos 50 % à faire.


V : Vous avez dit : « À des moments je l’ai payé très cher !» ! À quel niveau ?


S : Au niveau personnel, parce que j’ai fait des choix de vie qui ne plaisaient pas aux gens qui m’entouraient à l’époque. Et à chaque fois c’est juste, car cela n’aurait pas été les bonnes personnes pour m’accompagner. C’est un chemin de solitude par moment, même si je suis très entourée. Je l’ai payé par beaucoup de jalousie ce qui m'amène à dire, qu'il faut vraiment se protéger quand on est connu, même juste dans son quartier, parce que les gens qui viennent à nous ne seront pas toujours bienveillants. Je dérange certaines personnes et franchement je "m’en fou" maintenant. J’ai beaucoup été trahie et je prends ma part de responsabilité dans l’histoire, mais il y a des trahisons qui restent marquées par des gens que je n’aurais pas imaginés, donc ça a été terriblement douloureux. Heureusement, j’ai toujours su rebondir, je suis un phœnix. J’ai appris à être méfiante, à me protéger et sachez que l’adversité me rend encore plus pugnace.


Et oui quand vous brillez, quand vous réussissez, quand vous êtes joyeux, vous attirez à vous tout un tas de personnes qui pensent que pour vous tout est facile. Alors que non, personnellement, j’ai tout eu à la sueur de mon front ! Il n'y a pas de secrets, je travaille énormément et j’ose sortir de ma zone de confort. J’ai peur, je suis terrifiée par des choses moi aussi, mais j’y vais quand même. C’est normal d’avoir peur mais ce n’est pas une raison pour ne pas faire. Rien ne se fait sans courage. Quand à ma souffrance, elle ne m’empêche pas d'accepter ce que j'ai eu à vivre.

De toute façon : « Ce qui te cherche te trouvera et ce que tu dois faire se fera » !


© Photo : Sylvie Barrain


V : On se demande même si il y a eu une autre vie avant !


S : Ah si ! Et de cette vie d’avant, plein de gens m’ont tourné le dos. Mais en fait c’est très bien. Cela fait rentrer tellement de si belles nouvelles personnes dans ma vie.


V : Votre ascension va très vite ?


S : Oui tout de même, sur la chaîne You Tube, je suis passée de 50 abonnés à 2000 en 15 jours sans pub. Là je me suis dit sans prétention, que ce que je faisais était attendu. Les choses sont arrivées au fur et à mesure. En 2019, se sont ajoutés les soins énergétiques dont celui à Sedona, aux USA, qui a été un grand moment ! En 2020, les choses s’accélèrent, avec le confinement, tous les jours sur ma chaîne.


V : Qu’est-ce que vous appelez l'alignement Sylvie ?


S : C’est intéressant ça, car ma définition change tous les jours. Aujourd’hui je dirai qu’il y a plusieurs choses :

1/ La première, ne répondre qu’à l’élan de son cœur ! Ne faire que des choses qui nous font « kiffer » . Cela ne veut pas dire qu’à coté, on n'aura pas de trucs qui nous cassent un peu les pieds, comme par exemple : un job alimentaire. D'ailleurs, quand les gens qui me disent « ah bah non, tu comprends, même si je galère, je ne peux pas faire de job alimentaire parce que je suis thérapeute, je suis spirituel, ou que sais-je, ... » Je leur dit souvent : "ah bon, parce que toi, tu ne manges pas ? Tu as bien de la chance, parce que moi je mange, je me loge, etc...".

L'astuce que je propose est que lorsque l'on fait un boulot qui ne nous plaît pas trop, on est invité à vite nous projeter et/ou enquiller sur celui qui nous fait "kiffer", pour permettre très naturellement de basculer vers celui-ci. On prend le temps afin de ne pas nous mettre en insécurité

C’est aussi, se demander tous les matins : « Est-ce que "ma life me fait kiffer" ? Est-ce que ce que je vais faire, m’amuse ? Est-ce que je suis contente de le faire ? Est-ce que je suis heureuse ? Et si je ne le suis pas, « qu’est-ce que je peux faire pour changer cela ? ».

Voila la base. Rien ne peut marcher si vous n’aimez pas ce que vous faites. Que ce soit en amour, en amitié ou dans le travail. Cela doit être la joie qui prédomine, la joie d’un enfant pure, limite le coté too much, qui agace quand vous êtes au fond du trou et que quelqu’un s’extasie sur sa vie à coté de vous ... et à qui on a envie de dire : "Mais arrête, ton bonheur m’énerve !


2/La deuxième, il faut accepter que pour aller sur ce nouveau chemin, il nous faudra lâcher des choses. C’est difficile et malheureusement on ne peut pas y couper. Des gens vont quitter notre vie, des situations vont véritablement basculer. Au final, on ne perd rien. Nous sommes venus sur Terre pour expérimenter. C’est le prix à payer et c’est difficile, c’est indéniable. Et oui, quitter un conjoint cela va générer de la souffrance, cela sera douloureux pour les enfants … Seulement se sacrifier ne conduit pas au bonheur. Ex : « Je reste parce qu’il y a une belle maison et la piscine ». Est-ce suffisant ? La vie n’est qu’extension et contraction. Être aligné c’est faire des choix, accepter qu’il y a des hauts et des bas.

Tout est juste. Si vous voulez que ca s’accélère, il faut de plus en plus vous aligner.

« Quand on vous amène un problème c’est qu’il y a la solution en face, sinon il n’y aurait pas de problème ».


V : Il y a un personnage incroyable qui fait parti de votre vie, c’est Monsieur Lino ? Pouvez-vous nous le présenter ?


S : Alors Monsieur Lino c’est un petit « Chihuahua » croisé avec autre chose on ne sait pas. Il est d’une beauté … J’en suis dingue et je n’ai aucune objectivité à son sujet. Monsieur Lino est donc un petit chien qui a eu 5 ans le 29 mai, quoique jeune homme maintenant. Alors l'histoire est en deux étapes : Avant cette rencontre fabuleuse, j’avais eu un autre chien qui est décédé de vieillesse. Quelques temps plus tard, j’ai dit que le prochain chien que je voulais serait un Chihuahua mâle blanc, avec des petites taches de rousseur feu et qu'il s’appellera Lino, car je suis fan de Lino Ventura. Et un jour, ma fille m’envoie une photo d'un petit chien et me demande ce que j'en pense ? Je regarde la photo et m’exclame « mais c’est mon Lino »! Ma fille m'explique qu'il avait été abandonné. C'est ainsi qu'une semaine après Lino entrait dans ma vie. Vous allez sourire, il est arrivé en octobre 2018 juste après le lancement du site.


V : C’est incroyable et Monsieur Lino a un coté magique et bienfaisant.


S : C’est un ange !


© Photo : Monsieur Lino par Sylvie Barrain


V : Je fais parti des personnes qui vous ont suivi tous les jours dés le premier confinement et j'assure que vos mots, votre présence 7/7 furent d’un très grand soutien! Et depuis, comme vous l'évoquiez en amont beaucoup de projets ont fleuri ! Quels sont-ils, si vous voulez bien nous en dévoiler quelques uns?


S : En fait 2020, je vis le confinement comme tout le monde. Je me retrouve enfermée chez moi, même si de base je travaille beaucoup chez moi, mais quand même là, j’ai tout de suite communiqué avec Dieu en demandant : « Qu’est-ce que vous êtes en train de nous envoyer là, sur terre ? » Je suis comme vous sidérée, je ne comprends pas! Les restrictions sont des notions que nos générations ne connaissent pas en France, en Europe ! Donc j’ai demandé à Dieu : « Qu’est-ce que je dois faire ? ». J’ai compris alors que mon rôle était de soutenir.

Je créée un rendez-vous quotidien appelé : « Pas coiffée, pas maquillée »! Je me montrais telle quelle chaque jour et ce fut un véritable soutien réciproque entre mes abonnés et moi. Ça a rythmé mes journées, j’ai avancé et j’ai pu « passer » ce confinement d'assez bonne façon dans l'ensemble.. À la sortie du confinement j’ai fait un premier séminaire dans la

« vraie vie » à Paris qui s’appelait : « Se mettre dans le flow de la vie » . C’est là que j’ai rencontré mon associée, Cristel, avec qui j'ai mis en place un projet. Nous avons créé une marque qui s’appelle Apofila et une boutique en ligne. Elle sortira officiellement début juillet car nous sommes très perfectionnistes et nous voulons que techniquement tout soit bien.


V : Et que proposera la marque Apofila?


S : Nous proposons des outils de développement spirituel connectés mais simples. On y trouve des fleurs de vie, des pierres, des rituels… Que des choses que l’on puisse utiliser au quotidien et pour accompagner notre spiritualité. Il y aura donc des rituels, je viens d'en créer 20. J’aime beaucoup les rituels, j’adore ça, je trouve ça très marrant à réaliser. J'avoue que c’est très efficace quand c’est bien fait, avec le cœur et l’intention… Dés le mois de juillet, il y aura aussi et de façon ponctuelle des ateliers en présentiel, à Paris.

Puis il y a un deuxième projet auquel je ne m’attendais pas du tout. Ma communauté me disait depuis longtemps que ce serait bien que j'écrive un livre ! Sincèrement j'hésitais, l'idée était séduisante et je me savais plus douée pour causer qu'écrire! Puis de fil en aiguille, aujourd'hui, ce projet est en cours de réalisation. De plus j'ai la chance qu'il soit soutenu par la belle maison d’éditions Eyrolles avec laquelle un contrat d’édition est signé.

En suivant le rythme cosmique il verra le jour en 2022 .

Cet incroyable deuxième bébé, tout comme le premier s'inscrit et se réalise aussi suite à une succession de rencontres magnifiques qui se posent sur mon chemin. C'est une période hyper créative où je me demande si je vais avoir le temps de tout réaliser.



V : On sent que ça bouge au niveau professionnel, c’est fulgurant, avec de magnifiques projets et je suis convaincue qu’on est encore loin de les connaître tous Sylvie !


S : Oui , il y en aura d’autres (rires) ! C’est ça, oui ça bouge il y a un vrai changement de vie qui arrive. Je suis dans une période de choix.


V : Et cela remue aussi du côté personnel, vous allez être en mouvement bientôt?


S : Oui, je vais déménager changer de région. Cela fait suite au départ de ma maman. Et je sens que cette région me pousse gentiment dehors, non pas qu’elle me rejette, mais c’est comme ci ma mère me disait « il faut passer à autre chose maintenant». Quand je parle de vivre avec nos morts, c’est ça. Ce sont mes parents qui me poussent en disant « Aller vas-y, prend ton envol ». C’est à la fois très douloureux, car c’est ma région d’origine et j’y ai des attaches et en même temps je sens que c’est très juste de partir. Il y a donc cette transition qui je ressens va aller très vite. Si je ne résiste pas, ça va aller très très vite. De toute façon, je dis toujours : " Quand vous résistez, cela n’empêchera pas que cela se fasse. Ça ne se fera pas dans la douceur mais dans la douleur.


V : J'ai un cadeau pour vous chère Sylvie. Je souhaite vous offrir le dernier livre d'une Dame dont je suis fan et que j'admire : " Vivre avec nos morts - Petit traité de consolations " de Delphine Horvilleur - chez Grasset.


S : Merci Virginie, il fait parti des ouvrages que je souhaitais lire ! Tout comme vous je l’adore. .


V : Je vais oser vous demander une petite chose particulière et suivre mon instinct. Accepteriez-vous de lire un tout petit extrait du livre en l’ouvrant au hasard et nous livrer votre interprétation ?


S : Je lis : « Un rendez-vous, dès qu’il est qualifié de « date », signale au protagoniste que la situation pourrait évoluer dans un sens romantique. Les voilà comme invités à signer au bas du document, une mention « Lu et approuvé d’un possible et plus si affinités ».

Eh bien moi, je lis là-dedans que c’est exactement ce que je suis en train de faire. Je viens de signer en bas du papier de l’univers « Lu et approuvé ». Tout ce qui arrive là, aujourd’hui, on vous l’apporte avec de nouvelles choses. Donc si c’est quitter ma région, et bien je mets « Lu et approuvé ». D’un possible et plus si affinités, et bien moi je dis à Dieu « vas-y, envoie. Je suis prête, même s’il va y avoir de la tristesse, même s’il va y avoir des dommages collatéraux, parce qu’il y en aura évidemment et j’en ai conscience, je suis prête. » C’est extraordinaire.

Je parle très peu de la mort en général, mais là elle est mon actualité avec le décès de ma mère..


V : Bien sûr et cela peut avoir une résonnance pour certains/certaines.


S : Tout à fait. Je crois que c’est ça la vie, c’est s’ouvrir. Moi je m’abandonne à Dieu, je lui dit « vas-y, envoie » et puis après on prend ou on ne prend pas. Mais « envoie » !


V : Ce fameux « envoie » est un vrai lâcher prise, qui semble accepter ce qui va arriver que l'on accepte ou pas de relever le défi envoyé?


S : Oui, mais finalement ce sont des défis de petits humains que l’on peut tous relever. Ce ne sera pas la première fois que je déménage… En vrai, on se fait une montagne, c’est toujours la montagne qui accouche d’une souris, ce n’est pas comme si je partais m’installer sur la planète Krypton, qui n’existe pas d’ailleurs sauf dans Superman (rires), mais voilà je reste en France. Pourtant j’ai l’impression que c’est une montagne. Mais non en fait, ce n’en est pas une, c’est juste la vie et c’est normal, tout va dans le bon sens. Je disais ce matin à mon associée que je ne reçois que des signes pour quitter cette région. Donc je vais partir et ce sera juste.


V : Nous allons poursuivre avec les incontournables petites questions du Blog.

Qu’est-ce qui vous inspire dans la vie Sylvie ?


S : Tout. Tout fait sens. À titre personnel, je suis hyper fan de série télévisé, ça va peut-être surprendre. Je suis aussi fan de documentaires. En ce moment je suis insomniaque en plus donc malheureusement pour moi et heureusement pour les documentaires, que j’ai regardé. un documentaire sur les couvents, qui m’a inspiré. Tout m’inspire et m’intéresse à la base. Après je n’approfondis pas tout mais c’est la vie qui m’inspire. Il y a aussi ma connexion avec Dieu. C’est lui aussi qui m’inspire. Moi à titre d’humain je n’ai aucune idée, humblement, toutes les idées que nous avons-nous sont inspirées, tout le monde peut avoir des idées et de la créativité, il faut juste laisser la place.


© Photo : Sylvie Barrain


V : A l’heure où les frontières s’ouvrent, nous allons pouvoir circuler plus librement et aisément, où aimeriez-vous poser vos valises ?


S : Alors là je rêve d’aller poser mes valises en Grèce ou en Crète, au soleil! Même si ce ne sera pas le cas, je rêve de me reposer là bas, quelques semaines, donc c’est un doux rêve. En attendant je regarde des photos. Je rêve aussi de retourner aux Etats unis, à Sedona. Mais je rêve vraiment de soleil. J’aime le soleil et la chaleur. J’ai eu la chance d’avoir pu le faire un peu à Noël en Martinique!


V : Justement on parle de repos et on va parler de la voix, vous qui êtes une utilisatrice de votre voix un peu plus que la moyenne, comment êtes-vous avec votre voix au quotidien ?


S : Au début je n’étais pas bienveillante avec ma voix, j’avais beaucoup d’extinctions. Une orthophoniste m'a dit que si je voulais arrêter d’avoir des extinctions, il fallait que j’apprenne à respirer, car j’ai un débit rapide de parole, même si j’articule bien, ça peut aller très vite. Donc j'ai appris à respirer, avoir une hauteur de voix. Et il se trouve que même si je n’en ai pas l’air, je suis quand même très silencieuse. Dès que je ne suis plus à l’antenne, sur YouTube ou Insta, je suis silencieuse. Je ne suis pas quelqu’un de très bavarde dans la vie. Évidemment, je bavarde avec mes amis lors d’une soirée, un diner ou un déjeuner… Mais au réel le bavardage ne m’intéresse pas. Cela me fatigue. Le silence est important.


V : Comme je vous comprends ! Lorsque vous vous retournez et que vous voyez la petite Sylvie que vous étiez, peu importe l’âge, qu’avez-vous envie de lui dire aujourd’hui ?


S :" On y est arrivé ! On va y arriver. On y est tu vois, tu as vu ! On s’en sort bien, on se débrouille bien, on est grande. Entre toi et moi qui suis l’adulte aujourd’hui, on fait une belle équipe ensemble et on y arrive quand on fait équipe mais ça veut dire qu’il faut que l’on fasse équipe".

Cela veut dire faire équipe avec son enfant intérieur et que ce n’est pas mon ennemie cette petite-là. C’était vrai que ce n’était pas gagné dans le sens où je n’aurais jamais imaginé dans mes rêves les plus fous devenir chef d’entreprise ou même que j’écrirais un livre avec une maison d’éditions. Ça n’existait pas dans mon monde à moi. Je suis issue d’une famille basique, pas pauvre mais pas aisée non plus. On n’avait aucune connaissance, pas de réseau, mais les choses se font parce qu’elles doivent se faire. C’est pour ça que je lui dis qu’on y arrive et qu’on se débrouille bien. Je la prends par la main maintenant car je suis l’adulte et on se débrouille bien.


V : D’accord, et de manière un peu plus personnelle, quel est votre petit pas d’après ?


S : C’est un très grand pas que je vais faire, celui de prendre soin de moi. Parce que c’est difficile encore. Là, je vous traduis vraiment quelque chose de très intime, je travaille d’ailleurs avec une thérapeute là-dessus. J’ai fait le choix de me faire accompagner, parce que j’ai compris que je ne savais pas ce que ça voulait dire de prendre véritablement soin de soi. J’étais persuadée que je le faisais. J’ai un gros travail à faire, car comme je dis toujours, je ne peux pas demander à quelqu’un d’autre, en l’occurrence un homme, de m’offrir ce que je ne suis pas capable de m’offrir. Donc j’ai reçu ce que je ne suis pas capable de m’offrir. Ce n’était pas terrible (rires). Quand vous prenez conscience dans la vie que vous ne pouvez pas recevoir plus que ce que vous vous donnez, et que l’autre fait miroir, vous vous dites « ah oui, je ne me donne pas grand-chose en fait ». Donc là j’ai décidé que ce serait « moi d’abord », mais pas dans le sens égoïste, dans le sens : prendre soin de moi.

Et là j’ai trouvé une magnifique thérapeute qui est psy de formation clinicienne et qui est la bonne personne pour m’accompagner sur le chemin de « prendre soin de soi ». Je pense que ça fera la grande différence dans ma vie professionnelle quand je saurais faire ça.


V : Tout comme vous je pense que c’est d’abord lié à l’écoute de soi, notre véritable écoute.


S : Oui. Et cela doit permettre de ne pas autoriser les autres à vous dire ou vous faire des choses qui ne sont pas ok pour vous, de ne pas vous sacrifier. J’ai expérimenté ça et je confirme que le bonheur le plus important, c’est d’abord le mien.


V : Sylvie auriez-vous un message à adresser aux lecteurs ?


S : Et bien ce que je reçois là, maintenant c’est : " La transformation est en route, n’aie pas peur, avance, suis ton chemin. Oui, tu n’as pas encore toutes les cartes en mains, mais si tu ne les a pas, c’est peut être que tu n’en as pas besoin. Pas la peine de prendre une valise de 10 kg si tu n'as que 2 kg a porter … Suis ton chemin, avance et attention à bien poser tes limites. Quand tu as envie de dire non à quelqu’un, tu dis non. Si ce n’est pas ok pour toi, tu dis non. L’autre après en fera ce qu’il veut. Donc poses tes limites sans te préoccuper de savoir si l’autre va trouver ça bien ou pas. Fais les choses qui sont justes pour toi et AVANCE. Avance sans savoir ce qui vient".


C’est ce que j’entends en ce moment, pour moi mais pour tous aussi. La carte que j’ai tirée ce matin est la carte de la transformation, de la mort, l’arcane 13 du tarot, c’est une belle carte de renouveau. Donc c’est ça, avancez et ne vous laissez pas embarquer par le bruit et le brouhaha des gens qui disent « ce n’est pas le moment…etc. » Stop, trace ta route ! Ferme toi un peu et trace ta route.


V : Merci Sylvie. Et quels sont vos trois mots inspirants du moment et que vous partagez avec nos lecteurs ?


S : L’AMOUR. Tout se résout par l’amour. Joie et Sérénité. Ce sont les 3 mots qui sont là aujourd’hui dans ma vie et que je répète en boucle, qui m’imprègnent.


V : Je pourrai parler avec vous des heures. Ma toute dernière question est : "avec quoi partez-vous ?"


S : On parlait tout à l’heure de prendre soin de soi,

Eh bien je crois que j’ai pris soin de moi en faisant cette interview. J’ai osé dire des choses de moi, je parle très peu de moi en fait, je n’aime pas ça, je suis assez secrète. C’est d’ailleurs comme ça que mes amis et mon associée me définissent : secrète, parce que c’est vrai, j’exprime peu ce que je ressens, et là j’ai un peu l’impression d’avoir pris soin de moi, je me suis offert un moment avec vous, c’était un vrai bonheur! J’ai aussi livré des choses que je n’ai pas l’habitude d'exprimer, donc je vous remercie de me l’avoir permis parce que je n’aurai pas pu le faire si je n’avais pas été en sécurité et vous m’avez mis dans un cadre où je vous fait totalement confiance, il y a une sécurité qui est là et si prendre soin de soi c’est ça, alors je suis ravie. J’ai été ravie de ce moment.


V : Merci encore Sylvie c’était génial.


S : Merci à vous Virginie.


Chers lecteurs je ne peux que vous inviter à aller à la rencontre de Sylvie.BARRAIN ! Pour ma part, elle est ma matinale, bien mieux que ma radio ! Elle insuffle, dynamise et ouvre la/ma voie du jour. Elle a en plus le don de me faire sourire même quand j'ai le cœur chagrin.

Jeux de cartes, oracles, rituels, inspirations dans l’instant présent pour préparer notre avenir n’auront plus de secrets pour vous.

Alors n'hésitez pas à visiter son site Apofila et à vous abonner sur

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Prenez soin de Vous !