La Voix céleste - Interview avec Sylvie BARRAIN

Dernière mise à jour : juil. 3


© Photo : Sylvie Barrain


Chers amis lecteurs une voix aérienne se pose aujourd’hui à nos côtés. J’aime à dire et à écrire qu’elle est l’une des gardiennes des temples célestes sacrés. Elle est la voix de ses Guides qui chaque jour nous livrent des messages enchantés et qui nous font tellement avancer. Faiseuse de passerelles qu’elle tisse du fil d’Ariane, elle s’assure que l’équilibre des mondes d’en haut et des mondes d’en bas se maintiennent. Aux perchoirs des oiseaux de mauvais augures, elle préfère jongler de lunes pleines et nouvelles pour éclairer notre chemin. Enfin, l’authenticité et les mots justes qui claquent parfois, drôles souvent, résonnent de vérité et de générosité comme des cadeaux protecteurs. Il y a si longtemps que je souhaitais vous la présenter, prenons place sans plus tarder aux cotés de notre invitée.


Virginie Servaes : Chère Sylvie BARRAIN bonjour et bienvenue. Quelle joie de vous accueillir sur le Blog de La Voix du Coaching.


Sylvie BARRAIN : Bonjour et merci je suis ravie d’être là, c’est un grand honneur pour moi.


V : Une toute première question incontournable du blog de la Voix du Coaching, Sylvie, en cette période particulière de sortie du 3ème confinement et où les masques tombent à l’extérieur, que nous dit votre voix de vous ?


S : Particulièrement en ce moment, elle va dire un peu de tristesse puisque je viens de perdre ma maman et cela fera deux mois demain (18 juin). Ma voix dit aussi mon apaisement, une espèce d’alignement entre les pages qui sont en train de se tourner et les nouvelles qui s'écrivent. Elle dit aussi ma joie de reprendre une vie encore plus dans la matière. Elle accompagne aussi une hyperactivité car mes projets sont nombreux en ce moment. Elle dit tout ça, les jours où elle va dire la joie, le partage, les projets et puis les jours où elle exprime toute la tristesse de la perte d’un être cher quand il quitte notre monde, car même si on sait que l’on n’est pas séparé, là à ce moment précis, elle n’est plus là. C’est la douleur de la séparation et ce n'est pas si simple.


V : Merci de cette confidence et effectivement cette étape de vie traversée est tellement particulière et propre à chacun. Toute notre affection Sylvie. Permettez-moi cette transition, comment intitulez-vous votre activité ?


S : C’est intéressant cette question, parce que moi-même qui n’aime pas que l’on colle des étiquettes sur les gens, je dois chercher la mienne. Je vais oser dire : « Guide Spirituel ». Pas au sens « Gourou », je n’assène pas une vérité. Mon rôle est de montrer un chemin de spiritualité intégré dans la matière, dans une vie dans la matière. Je suis Guide au sens littéral « celui qui va en premier ». Ce qui veut dire que tout ce que vous vivez, traversez et bien moi aussi, je le vis dans la matière. Par exemple ce partage que je vous livre en ce moment, avec cette étape du deuil dans ma vie personnelle. À ce propos, on me dit souvent « tu dois moins souffrir que les autres parce que tu sais qu’il y a un monde de l’autre côté ».

Et bien je réponds que non ! Parce que la spiritualité n’a jamais servi à rendre heureux et ou à balayer comme par magie la moindre douleur, mais à donner du sens sur le chemin où nous nous trouvons précisément. J’aime dire, à mon petit niveau, que je suis une lumière - un guide présente pour éclairer, montrer deux trois pistes possibles et comme je le répète inlassablement « Ne me croyez jamais sur parole, mais expérimentez ».


V : Je confirme, vous n’êtes pas « gourou » ! Votre parcours est atypique et incroyable, vous avez eu plein d’autres vies professionnelles ! Qui êtes-vous Sylvie au commencement, avant d’en arriver à "guide spirituel"?


S : Au départ, j'ai une vie absolument classique. Une famille aimante, un papa une maman, un frère et une sœur. J’ai fait des études supérieures. Cela m’a amené à entrer dans le monde de la distribution spécialisé dans la mode et le textile. J'ai mené toute une carrière pendant plus de 20 ans, de directrice de magasin à directrice des ventes. J'étais très ancrée dans la matière à l'époque et je visais de devenir un jour directrice générale d’une grosse boîte de textile. En parallèle, j'ai aussi créé une boutique pour moi.


V : Qu'est-ce qui fait qu’à un moment donné vous preniez une nouvelle orientation quasi à 360° ?


S : Cela va vous paraître drôle mais dans ma vie beaucoup de changements, de déclics sont arrivés lors d'évènements importants et notamment suite à des décès de proches.

Le décès de ma grand-mère en 2001 me fait entrer dans ce monde de la distribution et où ma carrière décolle. En 2013, je perds mon père. Cela ne se passe pas très bien dans l’entreprise où je suis et je décide de partir. Et comme tout au long de ma vie, j'ai fait du développement personnel, j'ai travaillé sur moi et j'ai fait des études de psychologie, courant Jung, j’ai le désir de revenir à mes anciens amours : être thérapeute. Je m’enrichis de formations complémentaires comme l’hypnose et plein d’autres choses et j'ouvre mon cabinet.

Tout rebascule en 2018. Pourtant mon cabinet de consultations marche bien, mais je sens qu’il y a un truc qui me pousse vers autre chose. Puis il se trouve un jour où je passe un moment avec ma fille, qui me pose une question géniale, voire fondamentale et je l’en remercierai toujours : « Si tu osais tout faire aujourd’hui, qu’est-ce que tu oserais maman ? ». Et je lui donne cette réponse presqu’hallucinante : « je créerais une chaîne Youtube et je tirerais des cartes ! ».

© Photo : Sylvie Barrain


V : Pourquoi hallucinante ?


S : Dans mon monde j’étais thérapeute et ce n’était pas envisageable. Mais ma fille m’a dit « Banco », alors, je me suis autorisée à créer ma chaîne Youtube et à partir de là, les portes se sont ouvertes. Toute cette médiumnité, cette capacité à parler avec le monde de l’invisible, qui est si naturel pour moi pouvait enfin s’exprimer. Comme si mes « Guides » disaient "ça y est on peut enfin lui parler, elle a accepté de retransmettre nos messages" (rires). Tout est venu à moi, je n’ai rien décidé.

Ce que je remarque c'est que mes changements font suite a une impulsion et si elle est juste pour moi je la suis et je me laisse porter. Et à l'inverse quand c’est fini, je me dis qu'il faut savoir tourner la page même si c’est moins simple. Puis de nouveau avoir la capacité de poser une intention, de passer à l’action, même si j’ai des peurs. C'est un cycle propulsé par notre mouvement, notre mise en route. Je dis souvent : « Si vous restez assis sur votre canapé, Dieu ne va pas venir vous chercher » ! (rires).


V : Ah vos excellentes et si véridiques petites phrases Sylvie ! Y a-t-il eu des signes avant-coureur, plus jeune par exemple, sur le fait de recevoir des messages d'ailleurs ou autres ?


S : Bien sûr. Et d'ailleurs, il y a eu plein de choix professionnels que j’ai fait, quand j’étais dans le commerce, qui étaient des choix totalement guidés, intuitifs et qui ont fait que je réussisse. De toute façon à chaque fois que j’écoute mon intuition ou que j’ose dire ma connexion à Dieu, ça ne peut que marcher. Et quand cela coince, c’est parce que soit, je ne l’écoute pas totalement, soit je me remets dans mes peurs, je me « désaligne ». Dès que je suis alignée et que je dis un grand "OUI" à la vie, ça marche.


Donc je me suis beaucoup servi de ça au début dans mon travail, mais de façon caché. Car dans le monde de l’entreprise on n’arrive pas le matin en disant à ses équipes : « bon, mes guides m’ont parlé, donc en stratégie marketing on va faire ça … ». Cela n’existait pas. Alors que maintenant je m’en sers tous les jours dans mon entreprise. (Rires)


V : Et c’était naturel pour vous la présence de vos Guides ?


S : Vous savez à l’époque le monde de l’ésotérisme était très très mal vu. Et moi, j’en avais peur aussi. Alors la première fois que j’ai eu une apparition de Jésus Sananda, je n’ai pas rigolé. J’ai eu peur et j’avais l’impression de devenir folle. J’ai été élevé dans la religion catholique et petite j’adorais aller à l’église parce que je parlais à Jésus. J’étais avec lui. Et aujourd’hui je me rends compte que c’est un de mes plus fidèles compagnon (rires). Donc totalement naturel maintenant.



V : Au moment de votre lancement en 2018, êtes-vous toujours en poste ?


S : J’étais à mon compte et je travaillais toujours dans mon cabinet d’hypnothérapeute. J’accompagnais les dirigeants d’entreprises pour les aider à s’aligner dans leur business, mais je m’ennuyais. J’aime m’amuser, comme en ce moment, ce que je vis avec tous mes projets me plait, m’amuse. Et quand ce que l’on fait nous amuse tout ce qui en découle marche.

Et en parallèle la chaine YouTube se créé et à ce moment-là, je ne pense absolument pas à en vivre, c’est un loisir. Et quand je tire les cartes pour la première fois, c’est pitoyable ! (rires) J’ai peur, ma voix n’est pas posée, je ne sais pas … Je lis le livret des cartes que je tire (à ne pas faire) …Et au bout de 3 vidéos, j’ose enfin dire ce que je ressens sans le support du livret ou peu. Puis après les personnes me sollicitent pour des consultations, au début je dis non, je ne suis pas voyante, puis finalement il suffit d'en commencer un..


V : Et presque trois ans plus tard, avoir faire ce pas de rendre visible votre monde « caché » et récolter une notoriété, ce n’est pas rien ?


S : Ah non clairement ! Mais on ne le sait pas au début. En septembre 2018 quand nous lançons la chaîne YouTube, nous avons 50 abonnés. J’étais loin d’imaginer que j’en serais là aujourd’hui avec plus de 27200 abonnés. Et heureusement que l’on ne sait pas tout, car je ne l’aurais peut-être jamais fait. La première fois que je me suis rendue compte que j’avais de la notoriété, c’est lorsque l’on m’a reconnu dans la rue.


V : Comment vivez-vous cela ?


S : De la notoriété, je retiens surtout que nous avons une responsabilité dans ce que l’on dit. Je crois qu’à partir du moment où l’on veut être visible, où les gens nous écoutent, nous font confiance, on doit être extrêmement précis sur que l’on dit. Bien sûr, l’autre a la responsabilité de recevoir, mais nous, on ne peut dire n’importe quoi, n’importe comment. Par exemple, moi il y a des sujets sur lesquels je ne me prononce pas, parce que c’est trop impactant. Je ne donne pas d’avis médicaux, je ne suis pas médecin. Et puis c’est tellement facile de manipuler les foules, on voit ça malheureusement souvent.

Ce pourquoi je le rappelle, je dis toujours aux gens : « Ne me croyez pas sur parole, expérimentez ».